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TURTLE SHELL BAND
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Sacred chant
Wabouga
CD Serewe : Stonetree Records, Belize

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flagEnglishThe story of the Original Turtle Shell Band serves as the bridge between the evolution of traditional Punta and Punta rock, in its infancy in the late 1970's, reflected the struggles of the minority Garifuna population.

This new movement was given life by musiciens who were willing to pay homage to their ancestors and traditional culture. It was led by Garifuna Belizean artist Pen Cayetano whose Dangriga based art studio became the nucleus of the development of Punta rock from purely traditional form. Cayetano quest to fuse traditional rhythms with Rastafarian ideologies and sprinkle it with a novel percussion instrument, the turtle shells, served as an appropriate back-drop to the country's own quest for its independence. Having rejected colonial music forms, Cayetano and his group consciouly sought to create all of their own performance materiel using their own everyday lives sources of inspiration.

The band first became known as the Turtle Band and by 1980 its popularity had spread from the mostly Garifuna-populated Dangriga in the south to the capital Belmopan, and then to Belize City. The band perfomed in "ramjammed" night clubs, was the main attaction at football games and even created a new sub-culture of setting up road blocks and "jamming" in the streets. Punta Huyama chronicles the undeniable acceptance of Punta Rock by the Belize City population. The song was spontaneously composed by Cayetano during a performance at the Belize City Central Park and as its lyrics indicate, the Punta Rock party kept on "jamming"in spite of the heavy rain showers that washed the crowd.The trio on this recording represents the second generation of The 0riginal Turtle Shell Band. They are the protéges and blood relatives of Cayetano and performed with him until he migrated from Belize.

The group represents as small but growing population of Rastafarian Garinagu who identify with the Rastafarian lifestyle of living close to the land. Part-time musicians and part-time farmers, The Original Turtle Shell Band is the equivalent of Jamaïcan Nayabinghi. They remained true to the music by keeping integral elements such as the call and response patterns, and documenting various aspects of the culture whether culinary as in Wabouga or spiritual as in Obou. Obou opens with the customary Rastafarian affirmations, then goes on to declare that a look back into history will reveal that God is black. The song ends by paying tribute to Nelson Mandela and the Belizeans leaders Thomas Vincent Ramos, Isabel Flores and Pen Cayetano. Africa continues in the same vein with an invitation to travel to the motherland Africa; this song is punctuated with the blowing of the conch shell which was traditionaly used to call members of a village from distant places. The rhythms of the drums change on Niyawit and Sacred Chant from Punta and Paranda to the traditicional triple- metered and mostly religious Hungu-Hungu. The chanted lyric in Niyawit pay tribute to Thomas Vincent Ramos, fighter for garifuna rights and Sacred chant tells of the group's mission to share their language, their culture and their drums with the world. With tales full of triumph over struggles, how could they not be heard?

            Gina Scott, Belize City, February, 1996

 

flagFrenchTHE ORIGINAL TURTLESHELL BAND

Groupe de quatre musiciens du Belize, Garinagu et Rastas. Ils jouent pour préserver la culture de leurs ancêtres et célébrer leur foi en leur pere Jah, ils vivent surtout a leur ferme, d'ou ils extraient le materiel naturel pour fabriquer certains de leurs instruments, ( les Garifuna Drums et les shackas) , la "Turtle shell" , percussion faite avec des carapaces de tortues est typiquement garifuna, avec les conques, elles proviennent des cayes , petites îles proches de la barrière de corail) . Leur musique dont le tempo africain est évident est purement acoustique . Ils viennent de la côte caraïbe, de Dangriga, capitale de la culture Garifuna et des Tambours. A part des tournées au Bélize et dans les pays voisins, ils ont joué aux USA, en Jamaïque et au Mexique, Ils jouent et chantent des rythmes traditionnels et rituels et des danses populaires comme la "Punta" .

Ras Nephew Nine, leader, the Heartbeat Drum - le segundo
Ras Baba Caliz, the Talking Drum, le primero
Ras Ebio, Turtle Shell, carapaces de tortues
Ras Mass, Shackas, maracas

originalshell_presse01Un article de Samy Nja Kwa, http://www.africultures.com/actualite/sorties/musique/32/32.htm#61

 

 

belize_situation_2Les Garinagu du Belize

Le Bélize, ancien Honduras Britannique est un petit pays d'environ 200 000 habitants, il est situé en Amérique Cenrale, sur la côte caraïbe entre le Mexique et le Guatemala, il est indépendant depuis 1981. Sa population est composée de Métis, Créoles, Garinagu, Mayas, Asiatiques: Chinois et Indiens, Libanais et Européens, on y trouve la plus grande concentration noire pour l'Amérique Centrale, le Bélize n'a jamais été colonisé par les Espagnols. La langue officielle est l'Anglais, on y parle aussi Espagnol, Créole, Maya et Garifuna, ce pays a une richesse culturelle exceptionnelle. Le peuple Garifuna mérite une attention particulière, il représente maintenant 7% de la population. C'est l'histoire d'un peuple rebelle et d'une rencontre entre des Africains de l'ouest et des Indiens Caribs-Arawak. En 1635, deux bateaux négriers espagnols venant de l'Afrique de l'ouest, font naufrage dans la Mer des Antilles, les survivants sont secourus par les indigènes de Saint-Vincent (Yurumein), ils adoptent leur langue, de la famille arawak, leurs coutumes et s'intègrenr rapidement à cette nouvelle culture, ils se donnent eux-mêmes le nom de "Black Caribs" ou Garifuna, pluriel Garinagu, qui vient du mot Gallinagu, qui veut dire mangeurs de manioc, dérivé du mot racine Karina, nom utilisé avant l'arrivée de Colomb, il s'est transformé en Callinagu, Garinagu et Karifouna. 

Ce peuple guerrier et rebelle a résisté à l'esclavage sous toutes ses formes, il s'est affronté aux fusils et aux canons des colons européens armés seulement d'arcs et de flêches. En 1795, les Black Caribs contractent une alliance avec les Français pour en finir avec la domination anglaise, leur chef joseph Chatoyer est tué, les Anglais se sentant de plus en plus menacés par ces farouches guerriers, les déportent, le 7 avril 1797 à Roatàn, une île au large du Honduras, ils sont 5085 au départ de Saint-Vincent, à leur arrivée ils ne sont plus que 2026! Les Garinagu excellents navigateurs et construcreurs de pirogues gagnent rapidement la côte du Honduras, ils accostent au Bélize pour la première fois le 19 novembre 1802; C'est la farouche détermination et le courage de ces survivants, profondément attachés à leurs racines et à leurs traditions, qui ont permis la sauvegarde et l'épanouissement de l'héritage culturel Garifuna, il s'étale maintenant sur la côte caribéenne du Bélize au Nicaragua, en passant par le Guatemala et le Honduras. Les Garinagu ont conservé leur langue, en grande partie d'origine Arawak, où se mèlent des mots d'origine africaine, française ( 209 ) mots, espagnole (119 mots), anglaise (49 mots), ces mots européens sont l'héritage des guerres qui se sont déroulées contre ces différents envahisseurs.

Les Garinagu ont conservé leur musique, où la percussion joue un rôle prédominant, leurs danses traditionnelles et rituelles, leurs artisanat, leurs gestes quotidiens (cuisine, pêche), habitat et pirogue ainsi que l'utilisation des plantes médicinales. Mais c'est une culture en danger, qui vient de l'abandon progressif de la langue Garifuna, de plus en plus remplacée par le créole, à part certaines villes du sud comme Dangriga ou Punta Gorda et leurs petites communes voisines, où le Garifuna est parlé par la majorité. Une certaine prise de conscience de la part de musiciens comme Pen Cayetano et Andy Palacio, soucieux de leur culture en danger, a permis dans les années 80 de réactiver l'intérêt des jeunes générations pour leur musique et leur langue, en ajoutant des instruments électriques: guitares, basses, keyboards aux instruments traditionnels, ainsi est né le phénomène "Punta Rock", qui fut une véritable révolution, il donna un nouvel essort à la culture Garifuna. La musique et la danse jouent un rôle importanr dans la vie quotidienne Garifuna. Les tambours sont partout présents à Dangriga, la capitale de la culture et de la musique, qu'ils soient de véritables instruments joués par les adultes ou de simples boites de conserves et différents récipients utilisés par les enfants. Il en est de même pour la danse, la plus populaire la "Punta" qui était à l'origine une danse de fertilité, dansée à deux, avec des mouvements pelviens trés évocateurs, ce rythme frénétique est irresistible, les tout petits se mettent aussitôt, dés le premier battement de tambours à remuer leurs hanches et leur bassin... comme les grands!

Le rythme de base est la "Punta" joués par deux tambours: le Segundo (le Heart Beat Drum), le Primero (le Talking Drum), ils sont faits dans un tronc d'arbre, d'un bois dur comme l'acajou, tendus de peaux de pécari séchées au soleil, un autre instrument de percussion est le Turtle Shell fait avec des carapaces de tortues suspendues autour du cou, joué avec des baguettes, le son rappelle le balafon. A ces percussions, s'ajoutent les Shackas ou maracas, les conques marines, les voix et la guitare, cette dernière est utilisée pour l'autre rythme de base: la Paranda. Pour la Punta Rock on utilise guitares électriques et basse, keyboards et batterie. Les paroles sont chantées en Garifuna ou en créole, proche du Jamaïcain, les autres rythmes traditionnels sont le Wanarugu, le John Canoe, la Cow Dance, joués surtout au moment de Noël ou des danses rituelles comme le Hunguhungu et le Mali. Aux origines africaines et amérindiennes, on trouve des rythmes venus des Barbades, de Haïti, de la Jamaïque ou de Trinidad. Le Reggae, la Soca et le Calypso font souvent partie du répertoire. Les garinagu sont catholiques mais pratiquent aussi un rituel animiste dédié aux ancêtres: le Dugu, il se déroule à la demande d'un ancêtre décédé qui communique souhaits et messages, soit par des rêves, soit avec l'aide des guides spirituels, lors d'une cérémonie sous la direction d'un Shaman; le Buyei, qui est le medium entre les ancêtres et la famille, ces familles ont souvent subi une série de situations pénibles incluant maladies et morts, les ancêtres décédés expriment leur désie d'organiser un Dugu, qui est un rituel de guérison et de réconciliation. Pendant une semaine les tambours résonnent dans le temple, les tambours rituels sont plus grands que les profanes, c'est surtout les femmes qui participent à cette cérémonie, elles revêtent pour cette occasion des robes aux couleurs appropriées et se cachent les cheveux sous un
foulard, la nourriture et les boissons appréciées par les ancêtres sont servies aux participants, des animaux: poulets, coqs et cochons sont sacrifiés, toute la famille et les relations sont réunies, ils viennent des pays voisins ou lointains, les messages des ancêtres sont communiqués aux femmes en transe. La musique fait, biensür aussi partie d'un rêve, d'un espoir, d'une réussite sociale qu'on voudrait atteindre, parmi les nombreux groupes musicaux, nombreux par rapport à la population, il est bien difficile de choisir, il y a une multitude de musiciens trés doués qui peuvent aussi bien danser que chanter, c'est un milieu qui est plutôt réservé aux hommes... Ces musiciens jouent et chantent, rap, ragga, reaggae, le reaggae étant le rythme le plus écouté aprés la punta. Parmi tous ces musiciens, il y a tout juste un an en mai 98, est venu pour la première fois en France, un groupe de Punta Rock, pour participer à un festival de musique caribéenne, à la Villette, il s'agit d'Andy Palacio accompagné des SoundBoyzs International,( accueil trés chaleureux) Peu connaissent l'Europe, s'ils ont un manager ils se déplacent surtout en Amérique centrale ou aux USA où vivent de nombreux Garinagu, ils se produisent surtout dans leur pays. Il y a maintenant au Belize un label Stonetree Records qui produit des musiques contemporaines et traditionnelles, une distribution française est prévue pour l'automne 99. Il faut souligner que la musique du Bélize est isolée dans un monde latin, les voisins parlant tous espagnol et s'identifiant tous à une culture latine, cest aussi ce qui fait l'originalité de cette musique. A part toutes ces qualités culturelles et musicales propres au peuple Garifuna,le Bélize est un pays d'une incroyable beauté naturelle, végétation luxuriante, arbres géants, rivières, cascades, jungle qui abrite jaguars, panthères noires, baboins, caïmans, oiseaux et papillons multicolores, des montagnes bleues, les plus grandes grottes de notre hémisphère, des chapelets de petites îles ,les cayes, proches de la barrière de corail, des pyramides mayas, dont le célèbre site du Caracol, la culture Maya est aussi un élément important dans la vie culturelle et touristique du Bélize.

                    Auteur : Francine Braun Vega, Association Ceiba

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